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Le 25 janvier, le ministère de la Transition écologique et solidaire a publié le détail de son projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Décryptage des messages clés.

Le projet de PPE, dans le cadre de la stratégie française pour l’énergie et le climat, a été dévoilé fin janvier. Il porte sur les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Ce projet va maintenant faire l’objet d’une consultation auprès de différentes instances (Conseil Supérieur de l’Énergie (CSE), Comité d’Experts pour la Transition Énergétique (CETE), Autorité environnementale (AE) notamment).

L’objectif de cette programmation est de planifier la politique énergétique du gouvernement pour les dix prochaines années. Elle intègre des objectifs d’évolution du parc de production, de la consommation des différentes énergies, de réduction des émissions de CO2. Dans cette perspective, « la réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables » est établie à travers plusieurs mesures. Le projet souligne que ces changements devront être menés tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement. Concrètement, la PPE prévoit une réduction de la consommation finale d’énergie de 7 % en 2023 et de 14 % en 2028, par rapport à 2012. La baisse de la consommation primaire d’énergies fossiles devra atteindre 20 % en 2023 par rapport à 2012, et 35 % en 2028. En particulier, la consommation primaire de charbon devra diminuer de 80 % par rapport à 2012, celle de produits pétroliers de 35 % et celle de gaz naturel de 19 % par rapport à 2012. Quatre à six réacteurs nucléaires seront fermés d’ici à 2028 et quatorze, d’ici à 2035.

Sortie du charbon : une décision problématique

Alors que la production d’électricité à partir de charbon ne représente que 25 % des consommations de charbon, le gouvernement vise en priorité cet objectif, via la fermeture des centrales de production d’électricité à partir de charbon.

Qui plus est, aucun moyen concret permettant la réalisation de cet objectif n’est planifié. Ainsi, les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour l’atteindre dans les délais impartis.

Par ailleurs, RTE indique que la sécurité d’approvisionnement du pays en électricité ne serait pas garantie, si plus d’une des hypothèses de base retenues dans son bilan prévisionnel n’était pas réunie (allongement des durées décennales des tranches nucléaires, rythme de fermeture des parcs charbon des pays voisins, retard de la mise en service de Flamanville, retard dans le développement des énergies renouvelables, retard dans la mise en service des interconnexions, etc…).

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